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Université Constantine 1 (ex Mentouri) 2009

Biodégradation de monochlorophénols par le microbiote tellurique de la plaine d’El Harrouch.

GUENOUNE Salima

Titre : Biodégradation de monochlorophénols par le microbiote tellurique de la plaine d’El Harrouch.

Auteur : GUENOUNE Salima

Université de soutenance : Université Constantine 1 (ex Mentouri)

Grade : Magister en Microbiologie Appliquée

Résumé
La biodégradation du 2- et 3-chlorophénol par le microbiote tellurique de la plaine d’EL Harrouch est étudiée. L’isolement et l’identification des souches dominantes responsables de la dégradation sont parallèlement effectués. L’évaluation de la biodégradation est réalisée par : le dosage de la concentration des deux isomères par la technique colorimétrique du 4-AAP, le dosage par turbidimétrie de chlore libéré au cours de la biodégradation, et en fin l’éventuelle production de gaz. L’isolement des souches dominantes est effectué par la technique de la dilution-extinction sur milieu liquide. L’identification des souches bactériennes est réalisée à l’aide du système API-biomérieux alors que celle des moisissures est effectuée par l’étude des caractères morphologiques macroscopiques et microscopiques. Les cinétiques de dégradation des deux isomères montrent que la biodégradation continue jusqu’à la fin des deux mois avec des taux de dégradation moyens de 17,27% et 47, 86% en 2et 3-chlorophénol respectivement. La vitesse de biodégradation du 3-chlorophénol est 3 à 4 fois plus importante que celle de son isomère selon les différentes dilutions. La biodégradation commence avec des vitesses moyennes instantanées de l’ordre de 2,5 et 8,71 mg/L*h pour le 2et le 3-chlorophénol respectivement à t = 2 h. Cependant, les vitesses de biodégradation décélèrent considérablement en fonction du temps jusqu’à ce qu’elles deviennent remarquablement faible. Aucune production de gaz n’est enregistrée sur toute la période d’incubation, de plus, la libération non stœchiométrique du chlore au cours de la biodégradation des monochlorophénols étudiés prouve que leur biodégradation n’est pas complète. Autrement dit les deux isomères ne se sont pas complètement minéralisés mais biotransformés en métabolites chlorés. Une coloration marron apparue dans le milieu de culture est probablement le résultat de la polymérisation de ces derniers. Trois souches bactériennes isolées et purifiés sur milieu GN se sont montrées aérobies stricte, de forme bacillaire et à coloration de Gram négative. Les trois souches sont identifiées comme étant : Pseudomonas aeruginosa, Pseudomonas putida et Chryseomonas luteola. La biodégradation des monochlorophénols étudiés est probablement due en majeure partie à l’action de ces espèces bactériennes.

Mots clés : Biodégradation, monochlorophénols, dosage de chlore, xénobiotiques, pollution du sol.

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Page publiée le 24 janvier 2019