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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fes (2007)

Biologie, écologie et répartition des scarabaeidae coprophages dans le Maroc nord occidental. Relations avec leurs acariens phorétiques et processus microbiologiques associés au recyclage des déjections animales

Haloti, Saïd

Titre : Biologie, écologie et répartition des scarabaeidae coprophages dans le Maroc nord occidental. Relations avec leurs acariens phorétiques et processus microbiologiques associés au recyclage des déjections animales

Auteur : Haloti, Saïd

Université de soutenance : Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Faculté des Sciences Dhar El Mehraz, Fes

Grade : Doctorat 2007

Résumé partiel
Une étude comparée des communautés de Scarabéides coprophages été réalisée dans un transect joignant l’Atlantique (Moulay Bouselham) et le Rif (Bab Taza), en passant par le pré-Rif (Ouezzane) et le Gharb (Souk El Arbaa et Sidi Kacem). Ces cinq stations différentes par leurs caractéristiques bioclimatiques, leur substrat, la nature du couvert végétal et leur altitude. Des piégeages mensuels effectués dans les cinq stations selon un protocole standardisé, ont permis la capture de 57 espèces appartenant à 11 genres et trois familles. La famille des Scarabaeidae, représentée par 28 espèces, comprend à la fois des rouleurs (Scarabaeidae) et des fouisseurs (Coprinae). Celle des Geotrupidae n’est représentée dans le transect que par deux espèces. Les Aphodiidae sont bien représentés par le nombre de leurs espèces (27), appartenant toutes à la tribu des Aphodiini. L’analyse de la structure des communautés d’insectes dans les différentes stations montre qu’avec un fond faunistique relativement semblable, des conditions stationnelles contrastées conduisant à des arrangements d’espèces différents induisant une organisation fonctionnelle différente. La richesse spécifique totale annuelle varie entre 32 espèces pour la situation de Bab Taza et 40 espèces dans les stations de Moulay Bouselham et Souk El Arbaa. L’abondance de chaque guilde dépend de l’étage bioclimatique de sites. La guilde des rouleurs n’est bien représentée en nombre d’individus qu’à Souk El Arbaa et à Ouezzane du fait de la très grande abondance de Gymnopleurus sturmi qui, en été, représente respectivement à lui seul 95% et 69% de l’ensemble des captures des rouleurs. A Moulay Bouselham, Sidi Kacem et Bab Taza, c’est la guilde des fouisseurs qui domine et représente respectivement 58,8% ; 51,4% et 54,7% du total des captures annuelles. Les résidents (Aphodiidae) jouent partout un rôle mineur, même si localement une espèce peut, pendant une courte période, exercer un certain rôle. Les espèces de Scarabéides coprophages entretiennent une relation de transport ou phorésie avec les acariens présents dans les déjections dans les déjections animales. Le transport des acariens est estimé par la charge phorétique moyenne des différentes espèces. Celle-ci dépend notamment de la taille de l’espèce phorionte ; les grandes espèces transporteuses possèdent une charge phorétique élevée, cas du Bubas bison en hiver et de Gymnopleurus sturmi en été. La reconnaissance des hôtes par l’acarien généraliste ou spécialiste révèle la présence de substances chimiques d’origine cuticulaire intervenant dans la reconnaissance des Scarabéides transporteurs par les acariens phorétiques (NIOGRET, 2007). L’identification des espèces d’acariens Macrochelidae transportées par les bousiers nous a permis de mettre en évidence 3 espèces d’acariens nouvelles pour la science, qui seront décrites ultérieurement. Les acariens phorétiques peuvent constituer des auxiliaires très efficaces dans le contrôle des populations de diptères nuisibles. L’importance écologique des Scarabéides coprophages nous a conduit à rechercher dans le tube digestif de certains espèces, dans le pédoncule fécal déposé par la femelle et dans leur source de nourriture (bouse) la microflore responsable de la dégradation des éléments consommés par ces insectes, ceci pour mieux comprendre à terme les processus mis en jeu dans la décomposition et le recyclage de cette matière organique. Cette étude nous a permis d’isoler des bactéries aérobies (en particulier Escherichia coli) et aéro-anaérobies (Streptocoques, bactéries lactiques et Clostridium), des levures et des champignons (cinq espèces) appartenant aux genres Rhizopus, Mucor, Penicillium et Aspergillus.

Mots clés : Maroc nord-occidental, Scarabéide coprophage, Guilde, Biogéographie, Acarien phorétique, Transporteur, Microflore, Excrément, Dégradation, Recyclage

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 4 mars 2009, mise à jour le 9 janvier 2018