Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Maroc → Thèse soutenue → Valorisation de plantes aromatiques et médicinales par l’analyse chimique et l’étude de la bioactivité de leurs huiles essentielles

Université Hassan II Mohammedia (2006)

Valorisation de plantes aromatiques et médicinales par l’analyse chimique et l’étude de la bioactivité de leurs huiles essentielles

Satrani, Badr

Titre : Valorisation de plantes aromatiques et médicinales par l’analyse chimique et l’étude de la bioactivité de leurs huiles essentielles

Auteur : Satrani, Badr

Université de soutenance : Université Hassan II Mohammedia, Faculté des Sciences Ben M’Sik, Casablanca

Grade : Doctorat 2006

Résumé
Au cours de cette étude, nous nous sommes intéressés, dans une première étape, à la caractérisation de cinq espèces de plantes aromatiques et médicinales marocaines (Satureja calamintha, Satureja alpina, Ammi visnaga (L.), Mentha rotundifolia et Tetraclinis articulata) par l’analyse qualitative et quantitative des compositions chimiques de leurs huiles essentielles et la détermination de leurs propriétés antimicrobiennes. L’huile essentielle de Satureja calamintha, qui possède la plus grande activité antimicrobienne, est dominée par le thymol (34,9%), le p-cymène (20,9%) et le γ-terpinène (18,7%) alors que celle Satureja alpina est constituée en majorité par la pulégone (25,1%), la carvone (18%), l’acétate de thymol (15,3%) et le limonème (11,9%). Le méthyl-2-butyrate d’isoamyle (27,7%), le linalol (22,7%), l’isobutyrate d’amyle (environ 16%), et le valérate d’amyle (10%) sont les principaux constituants de l’huile essentielle d’Ammi visnaga. La forte bioactivité de cette dernière a été attribué essentiellement à sa richesse en linalol. L’huile essentielle du Mentha rotundifolia est riche en pulégone (85%). Elle a été très bioactive en causant l’inhibition de tous les bactéries et champignons testés ainsi que la destruction des insectes des céréales stockées. Trente sept composés ont été détectés dans l’huile essentielle de Tetraclinis articulata ; le 2,5 diméthoxyacétophénone (22,5%), le β-acorénol (20,4%), le cédrol (12,2%), sont identifiées comme composés majoritaires et qui sont responsable du grand pouvoir antibactérienne et antifongique de cette essence. Dans la seconde étape, nous avons passé en revue quelques facteurs influençant la composition chimique et la bioactivité des huiles essentielles à savoir : i-) L’effet du mode d’extraction en comparant l’huile essentielle issue de l’hydrodistillation du bois de Cedrus atlantica qui se caractérise par la dominance des α-atlantones (environ 34%) par rapport aux himachalènes (environ 27%), avec celle extraite par entraînement à la vapeur qui est, par contre, plus riche en himachalènes (environ 53%) qu’en α-atlantones (environ 14%). Une action antibactérienne a été observée seulement chez l’essence extraite par hydrodistillation ; ii-) L’effet de l’infection de la plante par un agent pathogène sur la composition chimique et l’activité antimicrobienne des huiles essentielles. On a conclu que les huiles obtenus des sciures du bois de Cèdre sain et contaminé par Trametes pini, présentent des compositions chimiques sensiblement identiques avec les himachalènes (α, γ, β-), et la E-α-atlantone comme constituants majoritaires. Ces essences ne possèdent aucun pouvoir bactériostatique. Par contre les huiles essentielles extraites de la sciure contaminée par Ungulina officinalis, de composition chimique différente des précédentes, possèdent une activité bactéricide ; iii-) L’effet de l’hybridation interspécifique en étudiant la composition chimique et l’activité antimicrobienne des huiles essentielles extraites à partir des feuilles d’Eucalyptus camaldulensis et de son hybride naturel (clone 583). Avec une teneur de 2,6%, les huiles essentielles du clone 583 sont caractérisées par une forte prédominance du 1,8-cinéole (84%) par rapport à celles de son espèce parentale E. camaldulensis (42,3%). Les champignons et les bactéries se sont montrés plus sensibles aux huiles essentielles d’E.camaldulensis par rapport à celle du clone 583. Enfin, au cours de la troisième étape, nous avons valorisé les huiles essentielles de deux espèces de plantes aromatiques et médicinales marocains par la distillation fractionnée et l’étude de leur bioactivité. La distillation fractionnée du bois du Cèdre de l’Atlas a donné quatre fractions. La première, riche en terpènols (26,40%) et cétones (32,74%), possède la plus grande activité contre les germes. La troisième et la quatrième fraction sont dominées par les cétones (respectivement 42,16% et 44,38%) et les sesquiterpènes (respectivement 27,75% et 27,97%) et elles peuvent être exploitée comme agent insecticide grâce à leur richesse en grâce à leur richesse α-atlantone. Aussi, la rectification de l’huile du Myrte a donné quatre principales fractions dont la seconde qui est riche en 1,8-cinéole (83 – 95,8%) peut être une source de ce principe actif pour l’industrie. L’activité antimicrobienne a été essentiellement observée dans la troisième fraction dominée par l’acétate de myrtènyl (36 – 55%) et 1,8-cinéole (12 – 36%), α-térpineol (7,5 à 8,6%) et le myrténol (3,09 à 3,54%)

Mots clés : Plante aromatique et médicinale, Huile essentielle, Composition chimique, Bioactivité, Mode d’extraction, Hybridation, Distillation fractionnée, Rectification

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 4 mars 2009, mise à jour le 12 janvier 2018