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Université Mohammed V - Agdal (2006)

Contribution à la détermination d’un terme du bilan hydrologique dans la région d’Errachidia-Tafilalet

Paré, Samuel

Titre : Contribution à la détermination d’un terme du bilan hydrologique dans la région d’Errachidia-Tafilalet

Auteur : Paré, Samuel

Université de soutenance : Université Mohammed V - Agdal, Faculté des Sciences, Rabat

Grade : Doctorat 2006

Résumé
Une gestion durable des ressources en eau nécessite une bonne maîtrise des termes du bilan hydrologique. Dans la région aride de Tafilalet au Sud-est du Maroc qui souffre d’une pénurie dû à la rareté des précipitations et d’une demande en eau sans cesse croissante sous l’effet de la pression de la démographie et de l’activité agricole, l’évapotranspiration constitue le facteur de perte hydrique le plus important. L’évapotranspiration de référence (Eto) est estimée par les relevés recueillis sur le bac d’évaporation et par un ensemble de neuf méthodes physiques et empiriques basées sur les données climatiques et météorologiques. Les chroniques climatiques couvrent une période de 106 mois. Les résultats obtenus par le modèle de Penman-Monteith-FAO utilisé comme modèle de référence démontrent l’importance de l’évapo-transpiration : 1640 mm/an soit 4,48 mm/j, valeurs toujours supérieurs aux précipitations. L’analyse comparée des résultats en utilisant la statistique de Jacovides et de Kontoyiannis montre que seule la méthode de Jensen-Haise reflète le mieux l’Eto de référence. La comparaison des résultats des modèles montre l’impact considérable de la vitesse du vent sur Eto. Lorsque les données de la température, de l’humidité relative et de l’insolation présentent des lacunes, celles-ci peuvent être surmontées par l’utilisation des valeurs moyennes à long terme sans grand effet sur Eto. Par contre, l’emploi des moyennes mensuelles sur le long terme de la vitesse du vent aboutirait à une surestimation de l’évapotranspiration. La maîtrise du taux et du phénomène qui régit l’évaporation de la ressource à travers la zone non saturée est essentielle pour la connaissance du mécanisme de salinisation de l’eau et des sols. Son étude dans cette zone par l’examen du profil des ions chlorures révèle l’impact prépondérant de la demande évaporatoire climatique sur le phénomène. Plus elle est importante, plus la profondeur du front d’évaporation est faible, la teneur en eau du profil importante, le flux évaporatoire et la quantité de sel stockée importants. L’application du modèle d’Allison et Barnes avec les valeurs de tortuosité de 0,6 et 0,67 donne respectivement des valeurs de flux évaporatoires de 32,5 et de 36,3 mm/an en juillet et de 20,5 et 22,9 mm/an en février. Les résultats du modèle représentent une évaporation moyenne qui fluctue entre un maximum et un minimum selon que la demande climatique est maximale ou minimale : le profil des chlorures est largement tributaire de la demande climatique lorsque la table d’eau est à plus de quelques mètres. Les résultats obtenus valident le modèle mis en œuvre et précisent les conditions de son utilisation et la signification de ces valeurs de l’évaporation qui en découlent.

Mots clés : Evapotranspiration, Evaporation, Zone non saturée, Demande climatique, Tafilalet, Radiochimie environnementale

Présentation (Toubk@l)

Version intégrale (2,12 MB)

Page publiée le 4 mars 2009, mise à jour le 11 janvier 2018