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Université de Liège (2017)

PERCEPTION DES USAGERS SUR LA REFORME DE L’HYDRAULIQUE RURALE DANS LES REGIONS DE THIES ET FATICK AU SENEGAL ET PROPOSITION D’AMELIORATION

Ndiaye, Penda

Titre : PERCEPTION DES USAGERS SUR LA REFORME DE L’HYDRAULIQUE RURALE DANS LES REGIONS DE THIES ET FATICK AU SENEGAL ET PROPOSITION D’AMELIORATION

Auteur : Ndiaye, Penda

Université de soutenance : Université de Liège

Grade : Master de spécialisation en sciences et gestion de l’environnement dans les pays en développement 2017

Résumé
Dans le but d’améliorer l’accès à l’eau potable, l’Etat du Sénégal a multiplié les réformes sur la gestion de l’eau. Depuis les années 80, la gestion était communautaire, confiée à des comités de gestion puis à des associations d’usagers de forages (ASUFOR). Face à l’échec de cette gestion pourtant novatrice, une réforme a été initiée avec la délégation du service de l’eau à un opérateur privé. L’objectif de cette étude rentre dans le cadre d’une optimisation de la mise en œuvre de cette réforme, par l’étude du niveau de satisfaction des usagers au niveau des régions de Thiès et de Fatick afin d’assurer une mise en œuvre efficace dans les zones où la réforme n’est pas encore effective, ce qui aboutira au niveau national à une pérennisation de cette réforme. Les résultats de cette étude montrent que la réforme est satisfaisante (51 % des enquêtés sont satisfaits et 13% sont très satisfaits) ; à Thiès, les puits et les bornes fontaines sont délaissés au profit des branchements privés. A Fatick par contre, malgré la présence du robinet la population préfère l’eau du puits comme eau de boisson. La qualité de l’eau fournie par l’opérateur est bonne (selon 95% des enquêtés), les coupures d’eau sont rares, sauf dans certaines zones de Fatick où les coupures sont fréquentes, liées à l’éloignement de la source de transfert d’eau dont la région de Fatick est raccordée. Le prix de l’eau a baissé dans la plupart des communes, allant jusqu’à 400FCFA le m 3 avec les ASUFOR à 275 FCFA depuis l’effectivité de la réforme. Cependant, les usagers le trouvent cher pour leur faible niveau de vie qui dépend fortement de l’agriculture pluviale. Une tarification par tranches à l’instar de l’hydraulique urbaine serait certainement plus adéquate. Une proposition d’amélioration de la mise en œuvre a été faite se basant sur les enquêtes et les entretiens réalisés et sur une capitalisation à partir de la gestion des forages au Burkina Faso. Elle consiste en l’intégration de toutes les parties prenantes (autorités communales, OFOR, secteur privé, usagers, ASUFOR). Tout ceci commence par un transfert de compétence effective de la gestion de l’eau aux communes, et le maintien des ASUFOR dans le système de gestion comme défenseurs des intérêts des usagers afin d’assurer le suivi étroit du service de l’eau, et d’appliquer les investissements appropriés au besoin des populations.

Mots clés : Sénégal, Thiès, Fatick, Réforme hydraulique rurale, ASUFOR, OFOR, Opérateur privé, Burkina Faso

Présentation

Page publiée le 30 novembre 2018