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University of Kassel (2009)

Horizontal nutrient fluxes and production efficiencies in urban and peri-urban crop and livestock husbandry of Niamey, Niger

Diogo, Rodrigue Vivien Cao

Titre : Horizontal nutrient fluxes and production efficiencies in urban and peri-urban crop and livestock husbandry of Niamey, Niger

Les flux horizontaux des nutriments et la rentabilité de production des systèmes de culture et d´élevage urbains et périurbains de Niamey, Niger

Auteur : Diogo, Rodrigue Vivien Cao

Université de soutenance : University of Kassel

Grade : Doktor der Agrarwissenschaften (Dr. agr.) 2009

Résumé partiel
L´agriculture urbaine et péri-urbaine (AUP) contribue de plus en plus à la satisfaction des besoins alimentaires et non-alimentaires des villes d´Afrique occidentale à croissance rapide. Cependant, il existe peu de données substantielles tangibles sur l´utilisation efficiente des ressources disponibles dans les systèmes de production à petite échelle de culture et d´élevage d´Afrique occidentale ainsi que sur les bénéfices que les producteurs et les détaillants obtiennent de la culture et la vente des produits de l´AUP. Pour combler cette double lacune, les études menées dans le cadre de la présente thèse de doctorat ont déterminé les performances d´utilisation des nutriments dans les systèmes urbains de culture et de production animale représentatifs de Niamey au Niger, et ont étudié les risques potentiels pour la santé des consommateurs. En outre, la rentabilité économique des activités agricoles urbaines a également fait l’objet d’une évaluation. L´étude de terrain qui s´est déroulée de Novembre 2005 à Janvier 2008 a mesuré les flux nutritifs horizontaux (entrées et sorties) relatifs au système de gestion dans dix (10) jardins maraîchers, neuf (09) champs de mil et treize (13) ménages de petits ruminants et de bovins. Ces entreprises ont été sélectionnées sur la base d´une étude antérieure et sont représentatifs de la diversité des systèmes de production de culture et d´élevage à Niamey. En tenant compte de l´intensité de la production, de l´orientation vers la vente et particulièrement de l´apport en nutriments aux différents jardins et champs, ceux-ci ont été classés comme système intensif (forte entrée de nutriments) ou système extensif (faible entrée de nutriments). Dans le système d´élevage, les entreprises intensives et extensives ont été classées sur la base des quantités totales de matière sèches offertes quotidiennement aux animaux sur les fermes. Aussi, les retombées économiques pour les jardiniers et les détaillants de marché impliqués dans la culture et la vente de l´amarante, la laitue, le chou et la tomate, quatre légumes fortement appréciés à Niamey, ont été déterminées au moyen d’une enquête de six (06) mois menée sur quarante (40) jardins et cinq (05) marchés. En ce qui concerne les jardins de légumes et les champs de mil, des différences significatives ont été constatées pour les balances horizontales partielles des nutriments au niveau des deux intensités de gestion considérées. Par hectare, les balances annuelles partielles moyennes du carbone (C) de l´azote (N), du phosphore (P) et du potassium (K) déterminées s´élèvent à 9936 kg C, 1133 kg N, 223 kg P et 312 kg K dans les jardins intensifs contrairement à 9580 kg C, 290 kg N, 125 kg P et 351 kg K obtenus dans les jardins extensifs. Ces excédents sont principalement dûs à la forte utilisation des engrais minéraux et organiques (fumiers) auxquels s´ajoutent l´irrigation par les eaux usées riches en éléments nutritifs. Dans les systèmes intensifs de mil, des excédants annuels de 259 kg C ha-1, 126 kg N ha-1, 20 P ha-1, et 0.4 kg K ha-1 étaient déterminés. Par contre des excédents annuels de 12 kg C ha1, 17 kg N ha-1, et des déficits de -3 kg P ha-1 et -3 kg K ha-1 ont été constatés dans les systèmes extensifs de mil. Ici, il convient de souligner que les entrées de carbone et d´éléments nutritifs ont pour principale origine l´application du fumier du bétail suite au parcage des moutons, chèvres et bovins. Dans les entreprises d´élevage, N, P et K fournis aux animaux à travers les fourrages offerts dans les étables ont dépassé les exigences alimentaires pour l´entretien et la croissance des moutons/chèvres et bovins aussi bien dans les entreprises intensives qu´extensives. Le gain moyen quotidien le plus élevé déterminé dans les unités intensives de moutons/chèvres était 104 g et ceci pendant la saison sèche froide, alors que le gain moyen quotidien maximal de 70 g était obtenu dans les unités extensives pendant la saison sèche chaude. Aussi bien dans les entreprises extensives qu´intensives de bovins, les animaux, ont perdu du poids pendant la saison sèche chaude et en ont pris pendant la saison sèche froide. Sur toutes les unités du cheptel, les coefficients d´efficacité alimentaire des aliments servis dans les ménages étaient plutôt faibles allant de 13 à 42 kg de matière sèche (MS) par kg de gain moyen quotidien (GMQ) dans les unités de bovins, et de 16 à 43 kg MS kg-1 GMQ chez les moutons/chèvres, indiquant un gaspillage substantiel des aliments et par ricochet des nutriments qu´ils contiennent.

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Page publiée le 13 janvier 2019