Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Maroc → Thèse soutenue → Contribution à la Valorisation de l’Opuntia ficus indica en Nutraceutique et Phytothérapie

Université Mohammed V Rabat (2017)

Contribution à la Valorisation de l’Opuntia ficus indica en Nutraceutique et Phytothérapie

Toure Hamadoun Abba

Titre : Contribution à la Valorisation de l’Opuntia ficus indica en Nutraceutique et Phytothérapie

Auteur : Toure Hamadoun Abba

Université de soutenance : Université Mohammed V Rabat

Grade : Doctorat 2017

Résumé
Les substances naturelles issues de la biomasse des végétaux ont des intérêts énormes mis à profit dans l’industrie agro-alimentaire, pharmaceutique et nutraceutique. Parmi les composés concernés, une grande partie des métabolites secondaires y sont illustrés. Pendant longtemps, les plantes ont été utilisées dans la médecine traditionnelle sans pourtant savoir de quoi étaient dues leurs activités biologiques. L’objectif de cette étude était de contribuer à la valorisation du figuier de barbarie par la détermination de la composition chimique, la caractérisation des groupes chimiques et l’évaluation des activités antioxydantes et antimicrobiennes. Notre travail a porté sur les extraits issus d’Opuntia ficus indica (peau, graine et raquette). C’est le cas notamment des flavonoïdes et des polyphénols dans leur implication pour les activités antiradicalaires et antioxydantes, ainsi que d’autres composés impliqués dans l’activité antimicrobienne. La composition chimique en éléments nutritifs a été mise aussi à profit. Les méthodologies utilisées pour l’analyse ont fait recours aux techniques de la spectrophotométrie UV-visible (pour les tests in vitro des activités antioxydante et antiradicalaire), de la spectrophotométrie d’absorption atomique (pour l’analyse des métaux), de la gravimétrie (pour la détermination de la composition chimique) et de l’inhibition en milieu liquide (pour les tests antimicrobiens). Les tests réalisés ont permis de mettre en évidence les teneurs en polyphénols totaux (graine, peau et raquette respectivement 73,12 ± 1,26 ; 935,21 ± 103,02 et 390,90 ± 14,50 mg EAG/100g de Matière sèche) et en flavonoïdes (graine, peau et raquette respectivement 35,42 ± 0,38, 83,42 ± 0,46 et 73,53 ± 6,30 EQ/100 de Matière sèche), et de déterminer les capacités antioxydantes (méthode de FRAP pour les extraits de graine, peau et raquette respectivement 50,06 ; 318,15 et 120,89 mg EAA/100g de matière sèche) et antiradicalaires des différents extraits. Tandis que les tests antimicrobiologiques ont été utilisés pour l’évaluation de certaines propriétés telles que les propriétés antibactérienne et antifongique. Les résultats de ces travaux nous ont permis d’affirmer que certains des extraits de plantes étudiées présentaient de bonnes propriétés antibactérienne et antioxydante. Ces premiers résultats sont prometteurs et peuvent nous orienter vers d’autres études plus approfondies, afin d’isoler les molécules d’intérêts pour réaliser des tests in vivo. Une corrélation des résultats in vitro et in vivo nous permettra de tirer une conclusion définitive pour une éventuelle application dans le domaine médical, agroalimentaire, nutraceutique ou cosmétique.

Présentation

Version intégrale (10,2 Mb)

Page publiée le 21 février 2019, mise à jour le 5 janvier 2022