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K.U.Leuven (2007)

Improvement of collective water management in the Office du Niger irrigation scheme (Mali) : development of decision support tools

Vandersypen, Klaartje

Titre : Improvement of collective water management in the Office du Niger irrigation scheme (Mali) : development of decision support tools

Auteur : Vandersypen, Klaartje

Université de soutenance : K.U.Leuven (Belgique)

Grade : Doctoral Thesis 2007

Résumé
Dans le contexte de l’ajustement structurel, les bailleurs de fonds ont imposé un transfert des responsabilités de la gestion de l’eau dans la plupart des périmètres irrigués des pays en développement. L’hypothèse de base était que, vu leur intérêt à la réussite des périmètres, les paysans seraient de meilleurs gestionnaires que les bureaucraties qu’ils remplaçaient. Mais du fait d’une mauvaise compréhension du fonctionnement de ces périmètres, le transfert a été souvent mal mis en oeuvre et n’a pas engendré l’amélioration de l’entretien des infrastructures et l’usage rationnel de l’eau qui étaient espérés. Cette recherche a pour objectif d’acquérir une compréhension approfondie de la gestion de l’eau paysanne, à travers une étude de cas du périmètre rizicole de l’Office du Niger au Mali (80 000 hectares). La gestion de l’eau au niveau tertiaire du périmètre a été transférée aux exploitants. Ce transfert faisait partie d’un éventail de réformes économiques et institutionnelles qui ont permis d’améliorer fortement la productivité des rizières et la rentabilité des exploitations agricoles. Vu cette réussite, et le potentiel considérable en terres aménageables, l’Office du Niger a lancé une extension de ses surfaces irriguées. Comme elle doit être réalisée sans une augmentation signifiante de la consommation en eau totale, la faible efficience de l’irrigation est considérée comme potentiellement préjudiciables pour l’extension prévue. Cette recherche analyse la gestion de l’eau par les paysans dans le contexte de leurs objectifs et stratégies, et des relations sociales et des évolutions économiques qui influent sur la prise des décisions en matière de gestion de l’eau. Les résultats de ces analyses sont ensuite traduits en outils et recommandations pour appuyer la gestion de l’eau par les paysans. Les résultats de l’étude de terrain montrent que, grâce à la réhabilitation des infrastructures et au transfert de la gestion de l’eau, la disponibilité en eau est adéquate au niveau tertiaire. Avant les réformes, des pénuries d’eau étaient fréquentes et provoquaient des pertes de production. Par contre, avec une moyenne de 60%, l’efficience de l’irrigation demeure très basse. L’étude confirme que les pertes d’eau qui l’explique sont une cause importante des problèmes de drainage rencontrés, qui affectent un tiers des surfaces à la récolte. Les stratégies des exploitants sont de maintenir en permanence une offre en eau excédentaire, afin de minimiser le besoin d’action collective et de travail individuel. Le temps de travail est précieux pour les exploitants, car ils doivent le partager entre plusieurs activités rémunératrices. Pour l’action collective, la disponibilité du capital social est un autre facteur contraignant. La tendance actuelle à la diversification des sources de revenu diminue l’importance accordée à la gestion de l’eau et complique l’action collective. Les Associations d’Usagers de l’Eau qui sont actuellement établies dans la zone pourraient constituer une plate-forme pour institutionnaliser l’action collective, mais elles souffrent d’un manque d’autorité. Jusqu’à maintenant, ces aspects n’ont pas été suffisamment pris en considération par les politiques des bailleurs de fond et par l’Office du Niger. De plus, certaines étaient fondées sur des hypothèses inexactes sur l’importance de certains aspects de la gestion de l’eau pour l’efficience de l’irrigation. Par conséquent, elles ont eu peu d’effet. L’extension des surfaces irriguées est importante pour les exploitants futurs, la croissance économique régionale et la sécurité alimentaire du Mali. Pour la permettre, l’efficience de l’irrigation devra augmenter. Les intérêts des exploitants actuels et les contraintes pratiques et socio-économiques qui freinent l’amélioration de la gestion de l’eau devront aussi être pris en compte. Les analyses effectuées ont permis d’améliorer la compréhension de la réalité technique autant que sociale de la gestion de l’eau et de formule

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Page publiée le 24 mars 2009, mise à jour le 24 novembre 2018