Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → 2007 → Histoire évolutive de l’Aegagre (Capra aegagrus) et de la chèvre (C. hircus) basée sur l’analyse du polymorphisme de l’ADN mitochondrial et nucléaire : Implications pour la conservation et pour l’origine de la domestication

Université Joseph-Fourier - Grenoble I (2007)

Histoire évolutive de l’Aegagre (Capra aegagrus) et de la chèvre (C. hircus) basée sur l’analyse du polymorphisme de l’ADN mitochondrial et nucléaire : Implications pour la conservation et pour l’origine de la domestication

Saeid Naderi

Titre : Histoire évolutive de l’Aegagre (Capra aegagrus) et de la chèvre (C. hircus) basée sur l’analyse du polymorphisme de l’ADN mitochondrial et nucléaire : Implications pour la conservation et pour l’origine de la domestication

Evolutionary history of wild goat (Capra aegagrus) and the goat (C. hircus) based on the analysis of mitochondrial and nuclear DNA polymorphism : Implications for conservation and for the origin of the domestication

Auteur : Saeid Naderi

Université de soutenance : Université Joseph-Fourier - Grenoble I

Grade : Doctorat : Biodiversité, écologie, environnement : Grenoble 1 : 2007

Résumé
La chèvre (Capra hircus) est l’un des premiers ongulés domestiqués il y a plus de 10 000 ans dans le croissant fertile. L’histoire de la domestication a été abordée par l’analyse comparée de la diversité génétique des chèvres domestiques et de celle de son ancêtre sauvage (Capra aegagrus). Nous avons tout d’abord mis au point une méthode standard permettant d’établir une nomenclature claire des haplogroupes mitochondriaux, et aussi de définir de nouveaux haplogroupes lorsque cela s’avère pertinent. Cette méthode a été utilisée pour analyser 2430 séquences d’ADN mitochondrial (fragment HV1 de la région de contrôle), incluant 946 nouveaux échantillons issus de régions très peu étudiées jusqu’ici (notamment le Croissant Fertile). Les haplogroupes mitochondriaux présentent une forte diversité génétique qui est essentiellement distribuée entre haplogroupes au sein des régions géographiques. Même avec un jeu de donnée aussi important que celui-ci, il est très difficile de comprendre l’histoire de la domestication en se basant uniquement sur l’analyse des animaux domestiques. L’étude conjointe de la diversité des chèvres et de leurs ancêtres sauvages (les aegagres) ont apporté les informations permettant de reconstituer l’histoire de la domestication. Ces données ont été acquises à partir de 487 aegagres issus de 43 localités recouvrant l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. Chez les 308 aegagres génétiquement proches des chèvres, nous avons trouvé la signature d’une croissance démographique plus forte que chez les autres aegagres. Cela suggère un nouveau scénario de domestication de la chèvre en deux étapes. La domestication sensu stricto aurait été précédée d’une phase de gestion des troupeaux sauvages par l’homme (la pré-domestication). Ces processus se sont déroulés sur une vaste zone comprenant l’Est de l’Anatolie, l’ensemble du Zagros, le Plateau Iranien Central et le Nord Est de l’Iran, où les aegagres génétiquement proches des chèvres sont toujours présents. L’analyse comparée de la diversité nucléaire et mitochondriale chez les chèvres et les aegagres démontre qu’une grande partie de la diversité génétique sauvage a été capturée par les domestiques. Il n’y a donc pas eu de goulot d’étranglement au moment de la domestication de la chèvre. Ce scénario est très différent des modèles précédents qui mettaient en avant des processus à échelle réduite, avec des centres de domestication très localisés et une forte réduction de diversité génétique.

Mots clés : Chèvre domestique - Chèvre sauvage - Diversité génétique - Phylogenie - domestication - ADN Mitochondrial - ADN Nucléaire - Conservation génétique

Présentation : SUDOC

Version intégrale (Archives Ouvertes)

Page publiée le 15 avril 2009, mise à jour le 21 janvier 2018