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Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (Mali) 2017

Arrières-effets de la fertilisation des cultures maraîchères sur le rendement du riz de bas-fond au Mali-sud : Cas des bas-fonds de Bamadougou et de Doumanaba

Guindo Moumini.

Titre : Arrières-effets de la fertilisation des cultures maraîchères sur le rendement du riz de bas-fond au Mali-sud : Cas des bas-fonds de Bamadougou et de Doumanaba

Auteur : Guindo Moumini.

Etablissement de soutenance : Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (Mali)

Grade : Master 2 : Sciences du sol. Gestion intégrée de la fertilité des sols (GIFS) 2017

Résumé
En zone Mali-sud, les bas-fonds sont caractérisés par la riziculture en hivernage et les cultures maraîchères pendant la contre-saison avec la pomme de terre en tête de rotation culturale. Dans le but de déterminer les arrières effets de la fertilisation des cultures maraîchères et les états du sol sur le rendement du riz, des enquêtes ont été menées pendant la campagne agricole 2013/2014 au niveau de 101 parcelles dans les bas-fonds de Bamadougou et de Doumanaba dans le cercle de Sikasso. Des analyses de sols ont été réalisées sur 160 échantillons de sol prélevés dans les horizons de surface (0 à 20cm). Les données ont été regroupées par système de culture, puis analysées. Neuf systèmes de rotations culturales ont été identifiés. Les sols ont une texture limono-sableuse fortement acide de pH KCl 3,94 et 4,67 avant et après la culture du riz. La variation de la teneur en matière organique est notée satisfaisante à 2,5% alors que la capacité d’échange cationique variant de 6 à 10 meq/100g est considérée faible. Une carence en teneur moyenne de 0,09% d’azote total du sol (0,09%N) et une variation de 5,65 à 20,05 ppm en phosphore assimilable a été observée sur plusieurs parcelles avant la mise en place du riz (P3). Ces faibles valeurs ont aussitôt connues des baisses à 0,05% en moyenne pour l’azote total, une moyenne de 10,05 ppm et même des traces (1,39 ppm) pour le P assimilable après la récolte du riz. Les teneurs en potassium échangeable sont restées supérieurs à 0,20meq/100g, donc satisfaisantes. En considérant donc ces différents résultats, les valeurs sont comparativement faibles avec celles normatives, excepté celle de la M.O et du K échangeable. Ce qui révèle que les sols sont carencés en différents éléments au niveau des 2 bas-fonds, donc présentent des faibles capacités de productions agricoles. Cependant trois systèmes de cultures PDT_MAÏS_RIZ, PDT_JA_RIZ_BAM, PDT_PATATE_RIZ ayant bénéficiés d’un apport moyen de 30N-30P2O5-30K2O kg/ha sur la culture de la pomme de terre ont obtenu des rendements moyens les plus élevés en riz paddy, mais n’atteignant guère 2 t/ha. L’analyse descriptive des variables montre qu’après la fertilisation de la pomme de terre, l’emploi de petites quantités de fertilisants (5N-4P2O5-5K2O) sur les inter-cultures impactent beaucoup plus le rendement du riz cultivé sur les mêmes parcelles. D’autres relations sur les états du sol mettent en évidence qu’il existe une interrelation positive entre le rendement du riz, le P assimilable et la CEC, mais ce rendement est négativement lié avec l’acidité des sols, le potassium échangeable et la M.O.

Présentation (Agritrop/CIRAD)

Page publiée le 27 mars 2020