Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Algérie → 2018 → Quantification et modélisation des transports solides, cartographie des zones à risques d’érosion hydrique à partir d’une base de données gérée par un SIG : application aux bassins de Bounamoussa et Mellah (Nord-Est algérien)

Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT) 2018

Quantification et modélisation des transports solides, cartographie des zones à risques d’érosion hydrique à partir d’une base de données gérée par un SIG : application aux bassins de Bounamoussa et Mellah (Nord-Est algérien)

BOUZERIA, Housseyn

Titre : Quantification et modélisation des transports solides, cartographie des zones à risques d’érosion hydrique à partir d’une base de données gérée par un SIG : application aux bassins de Bounamoussa et Mellah (Nord-Est algérien)

Auteur : BOUZERIA, Housseyn

Université de soutenance : Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT)

Grade : Doctorat en Hydraulique 2018

Résumé
Le Nord-Est de l’Algérie se caractérise par un climat semi-aride. Les sols des bassins versants de l’oued Mellah et l’oued Bounamoussa sont de plus en plus exposés aux phénomènes de l’érosion hydrique et des transports solides en suspension dans leurs cours d’eau. Les sédiments issus de ce phénomène sont la cause de la dégradation des sols agricoles, ensuite contribuent à l’envasement des retenues, notamment la retenue du Barrage Chaffia sur l’oued Bounamoussa. Afin de pouvoir estimer les quantités de terre susceptibles d’être exportées vers l’exutoire, on propose d’étudier la fiabilité de quelques modèles et proposer une méthodologie pour une estimation adéquate. Une description de l’ensemble des paramètres géomorphologiques, géologiques, hydrologiques et climatiques des bassins versants a été réalisée. L’analyse quantitative et qualitative des débits liquides et des concentrations des matières solides mesurés au niveau de la station hydrométrique de Bouchegouf pour une période de 30 ans a permis de dégager en premier temps des relations entre les concentrations et les débits liquides, et en second temps entre les débits solides et les débits liquides qu’ils transportent. L’application du modèle RNA sur la série de données du bassin de l’oued Mellah a été élaborée pour prédire la quantité des matières solides, en utilisant différentes combinaisons. Une moyenne annuelle de la dégradation spécifique est estimée à 4.68 t/ha/an. L’un des principaux objectifs de ce travail est l’estimation des paramètres de l’érosion hydrique au moyen de l’équation universelle de pertes en sols USLE, notamment l’agressivité des pluies R, l’érodibilité des sols K et l’effet combiné de l’inclinaison et de la longueur de la pente LS, la couverture végétale C et les pratiques antiérosives P, afin d’identifier et de cartographier les zones sensibles et à haut risque d’érosion hydrique ainsi que les régions d’urgence d’intervention dans les bassins versants. La combinaison et le traitement à l’aide des outils SIG et la télédétection de ces paramètres ont permis d’élaborer à l’échelle des bassins versants étudiés les cartes de risques d’érosion hydrique. D’autre part, ils ont d’une manière rapide et efficace d’éclaircir la complexité et l’interdépendance des facteurs dans l’analyse des risques d’érosion. Les cartes résultantes ont donné un taux moyen d’érosion de 5.71 t/ha/an pour le bassin de l’oued Mellah et de 8.67 t/ha/an pour le bassin de l’oued Bounamoussa. Les valeurs obtenues à l’échelle des bassins versants ont ensuite été regroupées à savoir la gravité, en 5 classes de valeurs : très faible, faible, modérée, forte et très forte

Mots clés : Erosion hydrique, Transport solide, Bassins versants, Modélisation, RNA, USLE, Oued Mellah, Oued Bounamoussa.

Présentation

Version intégrale (14,5 Mb)

Page publiée le 18 novembre 2019