Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → Thèses en préparation → 2018 → A la recherche de la base hydraulique d’un phénotype majeur pour l’adaptation des cultures au stress hydrique et au changement climatique : la limitation de la transpiration sous forte demande évaporatoire

Université Montpellier (2018)

A la recherche de la base hydraulique d’un phénotype majeur pour l’adaptation des cultures au stress hydrique et au changement climatique : la limitation de la transpiration sous forte demande évaporatoire

Pinguet Théo

Titre : A la recherche de la base hydraulique d’un phénotype majeur pour l’adaptation des cultures au stress hydrique et au changement climatique : la limitation de la transpiration sous forte demande évaporatoire

Auteur : Pinguet Théo

Université : Université Montpellier

Discipline : Ecophysiologie et adaptation des plantes

Sous la direction de : Vincent Vadez et de Pascal Gantet.

Résumé
La thèse de doctorat fait partie du projet "ICARUS : Améliorer les cultures dans les régions arides et les climats futurs : Utiliser l’hydraulique, les racines et l’architecture des plantes pour la sécurité alimentaire au Sahel", qui a été sélectionné pour l’appel MOPGA (Make Our Planet Great Again) ciblant la recherche sur le changement climatique. Le projet aborde le besoin pour les plantes de contrôler les pertes en eau sous conditions de forte demande d’évaporation qui prévalent dans les climats tropicaux semi-arides. Ces conditions créent un stress d’humidité atmosphérique pour la plante, ce qui entraîne une diminution de la productivité voire une perte complète de la récolte. Le changement climatique ne fera qu’accentuer cette contrainte. Le mil et le sorgho - la base de la subsistance alimentaire de l’Afrique subsaharienne sèche - sont la cible de cette recherche. Le projet est une initiative délibérément multidisciplinaire qui intègre la physiologie, la biologie moléculaire, la génétique et la modélisation, dans le but de relier les connaissances fondamentales et la compréhension des flux d’eau des plantes aux principaux phénotypes de tolérance au stress hydrique et changement climatique. Ces connaissances peuvent ensuite être appliquées pour une sélection plus facile et mieux ciblée de cultivars améliorés afin d’améliorer la subsistance des agriculteurs dans les zones tropicales semi-arides. Des génotypes adaptés à ces conditions climatiques rigoureuses existent et sont ceux capables de contrôler les pertes d’eau sous forte demande évaporatoire (déficit de pression de vapeur, VPD en anglais), ce qui leur permet d’adapter la consommation d’eau à la disponibilité de l’eau. La capacité de restreindre la transpiration sous forte VPD atténue ce stress, permet d’économiser l’eau et augmente l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Puisque la transpiration dépend de la capacité hydraulique de la plante à canaliser l’eau des racines vers les feuilles, l’hypothèse générale est que la restriction de transpiration pourrait être causée par une limitation hydraulique, et pourrait avoir une origine racinaire d’ordre architectural, anatomique, ou fonctionnel. L’objectif principal du projet de thèse sera d’élucider la localisation (feuille, racine) de cette limitation hydraulique, et ses mécanismes (architecturaux, anatomiques, fonctionnels). Parce que les limitations hydrauliques sont aussi la cause de l’altération de l’expansion des feuilles de maïs, une question simple sera de aussi de tester si la limitation hydraulique est une cause commune de la limitation de la transpiration et de l’expansion foliaire.

En préparation depuis le : 01-11-2018 .

Source : Theses.fr

Page publiée le 8 octobre 2019