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Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach (2018)

Recherche sur les fusariotoxines des blés

TOUATI- HATTAB, Sihem

Titre : Recherche sur les fusariotoxines des blés

Auteur : TOUATI- HATTAB, Sihem

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach

Grade : Doctorat en sciences agronomiques 2018

Résumé
La Fusariose de l’épi (FHB) est une maladie du blé qui a été étudiée dans le monde entier. Mais peu de travaux sont réalisés en Algérie, où des quantités importantes de blé dur et blé tendre sont cultivées et traditionnellement consommées sous forme de semoule et de pain. Cette maladie est responsable de pertes considérables de production. Les espèces impliquées peuvent conduire à la contamination des grains par diverses mycotoxines, qui sont dangereuses pour la santé humaine et animale. L’objectif de ce travail de thèse s’attachera ainsi à identifier la flore fusarienne toxinogène présente sur les épis de blé Algériens et de caractériser la capacité des isolats de F. culmorum à produire des mycotoxines in vitro. Nous nous sommes interressés aussi au chemotypage et quantification de Potentiel toxinogène des isolats de F. Culmorum. L’identification moléculaire par PCR spécifique a confirmé l’identification morphologique, et a permis de montrer l’implication de 5 espèces à savoir F. culmorum, F.pseudograminearum, F. graminearum , et F. avenaceum. F. culmorum semble être le pathogène majeur associé à ces maladies en Algérie. Le chémotype de 40 isolats de F.culmorum a été identifié par la réalisation de (PCR ) et (PCR-Q). Les résulats ont montré que tous les isolats testés sont potentiellement toxinogènes. Par ailleurs, l’amplification des Tri12 3ADON et Tri12 NIV montrent une dominance de 95% des isolats du type DON, et seulement 5% sur les 40 isolats se sont avérés de chémotype NIV. Le chémotype de 4 isolats de F.culmorum a été confirmé par la réalisation d’une PCR Taq Man à l’aide d’une sonde spécifique des deux « chemotype » connus chez F. culmorum. Les résultats obtenus suggèrent que deux isolats sont de chemotype NIV/FX et les deux autres isolats sont de chemotype DON)/ 3-ADON. les analyses des TCTB par HPLC/DAD ont permis de déterminer leur potentiel toxinogène, les deux isolats de chemotype DON/3- ADON produisent des niveaux de toxines bien supérieurs à ceux des 2 isolats NIV/FX. ces 4 souches se sont avérées être pathogènes sur des épis de blé de différentes variétés. Par la suite ces souches ont servi pendant deux ans à évaluer en plein champ le comportement 157 de quatre variétés de blé dur, quatre variétés de blé tendre d’origine autochtone et introduite et deux nouvelles lignées de blé dur. Les résultats montrent une corrélation entre le niveau d’envahissement du grain et la quantité de toxine accumulée avec une grande diversité selon le cultivar, deux variétés locale de blé dur et les deux nouvelles lignées de blé dur ont montré un niveau prometteur de résistance à la fusariose avec une accumulation de trichothécène significativement plus faible. Enfin, les acides phénoliques ont été évaluées dans l’ensemble des variétés et des lignées pour voir si leur contenu pourrait être lié à l’accumulation de toxines. Il s’agit du premier rapport évaluant les variétés de blé plus fréquemment cultivé en Algérie pour leur sensibilité à la fusariose causées par des souches locales de F. culmorum dans un tel état bioclimatique semi-aride

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Page publiée le 8 novembre 2019