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Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach (2018)

Induction de la variabilité génétique par radio-mutagnèse (rayons gamma) chez la lentille (Lens culinaris Medik) et sélection de mutants en M₂ à intérêt agreonomique

Tabti, Dahbia

Titre : Induction de la variabilité génétique par radio-mutagnèse (rayons gamma) chez la lentille (Lens culinaris Medik) et sélection de mutants en M₂ à intérêt agreonomique

Auteur : Tabti, Dahbia

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach

Grade : Doctorat 3ème cycle en Sciences Agronomiques 2018

Résumé
En Algérie, la lentille est une légumineuse largement consommée. Sa production est très faible par rapport aux besoins nationaux. Ceci est du aux plusieurs paramètres tels que la réduction des superficies, les conditions climatiques et les variétés cultivées. Une très faible diversité existe dans cette espèce. Des programmes de sélection de nouvelles variétés ont été lancés par l’ITGC en collaboration avec l’ICARDA. La mutagenèse induite est une méthode très utilisée pour créer une nouvelle variabilité chez la lentille. Les rayons gamma sont les plus utilisés chez la lentille. La première étape dans un programme de sélection par radio-mutagenèse est la détermination de la dose létale, c’est pour éviter un taux de mortalité trop élevés, c’est la dose à laquelle 50% des individus meurent. Notre étude porte en premier lieu sur la détermination de la dose létale d’irradiation (DL50) et en deuxième lieu sur l’étude de la variabilité induite et sélection de mutants à intérêt agronomique dans la deuxième génération (M2). La dose de 100 Gy a été utilisée pour créer de la variabilité sur la variété Idlib-3. Les résultats obtenus à la M2 montrent qu’il y a une différence très hautement significative entre les familles. Une large variabilité a été enregistrée par plusieurs variables. Cette variabilité pourrait être exploitée pour développer de nouveaux génotypes. Une h2 élevée associée avec une valeur élevée de GA sont enregistrées pour le rendement en grain et le poids de 100 grains. Ces deux derniers aussi présentent une valeur élevée de CVG, ce qui indique l’effet de l’additivité des gènes. Quant aux corrélations et l’analyse en « path », les résultats montrent que le rendement en grains est positivement corrélé avec la hauteur de la tige, la hauteur de la première gousse, le nombre de rameaux primaires, le nombre de gousses/pédoncule, le nombre total de gousses/plant, le nombre de graines/gousse et le poids de 100 grains. L’effet direct du nombre total de gousses/plant est le plus élevé. Ceci confirmerait l’intérêt du nombre total de gousses/plant dans l’amélioration du rendement en grains chez la lentille. Les résultats du test de comparaisons multiples (test Dunnett) ont montré un total 13 familles supérieures par rapport au témoin. Pour les BLUPs, ils ont fait ressortir 24 familles qui sont meilleures que le témoin non irradié pour le rendement en grains. Neuf familles classées supérieures par test de Dunnett sont aussi classées comme meilleures par les BLUPs. L’induction de mutation par la dose de 100 Gy a permis de créer une variabilité significative pour les caractères étudiés. Les résultats de la présente étude ont fait ressortir quelques mutants putatifs qui pourraient être utilisés dans un futur programme d’amélioration. Cependant, il est préférable d’augmenter le nombre d’individus à étudier en M2 surtout si la DL50 est efficace et de poursuivre la sélection jusqu’au M3 et M4. Les mutants identifiés dans la présente étude pourraient faire l’objet d’un screening moléculaire en utilisant le TIILING (Targeting Induced Local Lesions in Genomes).

Présentation

Version intégrale (8,6 Mb)

Page publiée le 7 novembre 2019