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Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach (2017)

Extraits de douze plantes médicinales poussant en Algérie : Etude phytochimique, activité biologique et essai d’incorporation des extraits de deux plantes dans une huile d’olive

ZIANI, Borhane Eddine Cherif

Titre : Extraits de douze plantes médicinales poussant en Algérie : Etude phytochimique, activité biologique et essai d’incorporation des extraits de deux plantes dans une huile d’olive

Auteur : ZIANI, Borhane Eddine Cherif

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2017

Résumé
La multitude de structures phénoliques diverses ainsi que leur effet biologique au niveau moléculaire, permet leur utilisation en tant que facteurs antioxydants, antitumorales et antibiotiques. Pour un passage de l’utilisation traditionnelle vers une valorisation industrielle, une étude des extraits de douze (12) plantes médicinales de la flore algérienne choisies pour leurs vertus, a fait l’objet de ce travail de recherche. Les métabolites secondaires de ces plantes ont été explorés par des tests biochimiques in-vitro pour évaluer les limites de leur potentiel biologique et caractérisé par analyses chromatographiques (GC/MS, RP-HPLC et LC-DAD/MS-ESI) pour déterminer leur composition chimique ainsi que la relation qui lie leur structure à l’activité. Tandis qu’une étape d’amélioration par enrichissement d’une huile d’olive pauvre a été simulé par une thermo-oxydation forcée au Rancimat® après l’ajout de différentes fractions des extraits à l’échelle expérimentale. Ceci, permet de sélectionner les espèces avec la plus grande aptitude à être utilisé dans des buts spécifiques, tout en validant scientifiquement leurs revendications médicales et alimentaires. Au laboratoire, plusieurs extraits sont obtenus par l’eau (Extraits Aqueux : infusions ; huiles essentielles par hydrodistillaion) ou par solvants organiques : éthanolique (EtOH) chloroformique (CHl), butanolique (BUt) et l’extrait d’acétate d’éthyle (Et-Ac). L’activité antioxydante a été évaluée à l’aide de plusieurs essais (DPPH, PR, B-carotène, TBARS) au même titre pour les tests de cytotoxicité contre des lignées cellulaires tumorales humaines MCF-7 (adénocarcinome du sein), NCI-H460 (cancer du poumon non à petites cellules), HeLa (cancer du col utérin Carcinome) et HepG2 (carcinome hépatocellulaire), pareille pour les cellules non tumorales (PLP2) ont été effectué, de même, sur six bactéries Gram-négatives et quatre Gram-positives pour déterminer les CMI. Les composés bioactifs ont également été quantifiés par plusieurs méthodes spectrophotométriques. Les résultats ont été analysés en considérant les variations individuelles de chaque paramètre, mais aussi dans une approche agrégée en appliquant l’analyse en composante principale (ACP) afin d’acquérir une connaissance approfondie sur le potentiel bioactif globale des espèces étudiés. En effet, T. pallescens majoré par : l’acide rosmarinique et le Kaempferol-O-glucuronide et L. guyonianum contenant principalement la Myricetin et ses dérivés comme la Myricetin-3-O-rhamnoside, ont montré la plus forte activité antioxydante (EC50 allant de 29 à 229 μg/mL et 54 à 240 μg/mL, respectivement), tandis que A. graveolens a donné la meilleure cytotoxicité contre des lignées cellulaires tumorales humaines (valeurs d’GI50 allant de 11 au 29 μg/mL). L. guyonianum exhibe également une forte activité antibactérienne principalement contre les Gram-positives. L’espèce T. pallescens ressortaient comme espèces à teneurs les plus élevées en composés bioactifs (Phénols : 463 mg GAE, Flavonoïdes : 194 mg CE, Esters ; 186 mg CAE ; Flavonols : 85 mg QE, dans l’extrait hydrique). S. satureioides de six (06) régions et l’espèce P. verticillata étaient riche en huiles essentielles avec une prédominance du Thymol dans les deux plantes et du α-Terpinéol et du Borneol principalement dans la première espèce. Ce qui favorise l’utilisation de ces deux plantes pour l’enrichissement de l’huile d’olive neb Djmel où les extraits ont été ajoutés à 300, 500 et 900 ppm de niveau d’équivalence phénolique. Après oxydation on réévalue les paramètres physico-chimiques pour suivre la dégradation des échantillons d’huiles d’olive sujettes à la thermo-oxydation. Les résultats du Rancimat conduisent à conclure qu’une concentration moyenne en extrait pourra avoir des temps d’induction les plus élevés (18h +/- 0,5). D’un point de vue global, ces espèces seraient les matrices les plus appropriées compte tenu de leur bioactivité (en particulier la cytotoxicité) critère déduit à partir des données de l’ACP.

Présentation

Version intégrale (37,5 Mb)

Page publiée le 31 octobre 2019