Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → France → 1999 → Produits nouveaux, négoce et développement local : le cas de la filière porcine du nord du Cameroun

Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) 1999

Produits nouveaux, négoce et développement local : le cas de la filière porcine du nord du Cameroun

Koussou, Mian Oudanang

Titre : Produits nouveaux, négoce et développement local : le cas de la filière porcine du nord du Cameroun

Auteur : Koussou, Mian Oudanang

Etablissement de soutenance : Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

Grade : DESS : Productions animales en régions chaudes : CIRAD-EMVT : 1999

Résumé
L’étude de la filière porcine du nord du Cameroun a été menée de mai à août 1999. Cette filière a été mise en place au nord au lendemain de l’épidémie de peste porcine africaine survenue au début des années 80 dans le sud du Cameroun. Les producteurs des provinces du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun, relayés par des négociants venus du sud sont fortement sollicités pour répondre à une demande en viande de porc de plus en plus croissante. Les effectifs porcins ont augmenté rapidement. Le bassin de collecte s’est étendu aux zones frontalières du Tchad, productrices de porc (Mayo Kébi, une partie de la Tanjilé et du Logone Occidental). L’élevage porcin dans cette région est une activité entre les mains des populations Moundang, Guiziga, Toupouri et Massa, animistes ou chrétiennes. Ces populations se retrouvent de part et d’autre de la frontière séparant le Tchad du Cameroun. Le développement de l’élevage porcin semble lié principalement à deux facteurs l’absence de la Peste Porcine Africaine dans le nord du Cameroun l’abondance de sous-produits agricoles et agro-alimentaires (son de riz et drêches de bières locales). La compétitivité de la filière nord est due au caractère extensif de l’élevage qui minimise les coûts de production. La zone de production compte plusieurs marchés de porc dont les principaux sont : Dziguilao dans le Mayo Kani et Zouay dans le Mayo Danaï. Le premier rassemble en moyenne 200 porcs par jour de marché, le second en compte 150. Chaque année, 50 000 à 60 000 porcs vifs en provenance du Nord, de l’Extrême-Nord du Cameroun et des zones frontalières du Tchad, sont acheminé à partir de la gare ferroviaire de N’gaoundéré vers les marchés de Yaoundé et Douala. Les achats sont effectués à 91 % dans l’Extrême-Nord et les zones frontalières du Tchad. Les porcs sont acheminés par camion jusque à la gare de N’gaoundéré. De N’gaoundéré à Yaoundé, le transport se fait par train dans des wagons pour transport des animaux. L’activité porcine du Nord regroupe un nombre considérable d’opérateurs avec au centre du dispositif les "négociants sudistes". Leur présence ou leur absence un jour de marché influence grandement le niveau du prix du porc. Dans la ville de Yaoundé, principale destination, on compte quatre principaux marchés de porcs dont deux possèdent chacun une aire d’abattage. La consommation de la viande de porc du Nord se fait surtout, sous une forme appelée "la braise". C’est un mode de cuisson lié à la caractéristique principale de la viande du porc en provenance du Nord-Cameroun qui est sa faible teneur en graisse.

Présentation (CIRAD)

Page publiée le 23 novembre 2019