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Université catholique de Louvain (2019)

Impact des pratiques de gestion de la fertilité sur la qualité des sols sous cultures maraîchères à Bobo-Dioulasso (Burkina

Ouedraogo, Rayangnéwendé Adèle

Titre : Impact des pratiques de gestion de la fertilité sur la qualité des sols sous cultures maraîchères à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

Auteur : Ouedraogo, Rayangnéwendé Adèle

Université de soutenance : Université catholique de Louvain

Grade : Docteur en sciences agronomiques et ingénierie biologique. 2019

Résumé
Au Burkina Faso, la culture maraîchère implique une utilisation intensive de fertilisants minéraux et organiques et de pesticides chimiques, et ce dans une logique de maximiser les rendements. Cette thèse s’intéresse à la durabilité des systèmes de production maraîchers à partir d’une enquête auprès de 300 producteurs dans 10 sites maraîchers à Bobo-Dioulasso. L’étude d’impact à court et à long terme de ces pratiques sur les sols a ensuite été focalisée sur le site de Kuinima à travers une analyse des propriétés physiques, chimiques et biologiques de 69 échantillons de sols issus de parcelles différenciées par leur durée de mise en culture. Aucun agriculteur ne pratique actuellement une production exclusivement biologique ou agro-écologique. Quatre types d’exploitations ont été définis sur base de leur superficie et de leurs pratiques. Ces exploitations présentent des atouts en commun comme la pratique généralisée de la rotation, de l’association des cultures et de la fertilisation organique, mais aussi des défis spécifiques à relever en termes d’usage des pesticides de synthèse et de fertilisation raisonnée. L’analyse et le fractionnement du carbone organique du sol (COS) a révélé une augmentation asymptotique de la teneur en carbone totale, de 9 g C kg-1 pour les parcelles témoins non cultivées à 28 g C kg-1 après 60 années de production. Par contre, la teneur en carbone de la fraction stable < 20 µm a augmenté linéairement au fil du temps. On note une forte contribution des micro-agrégats à la stabilisation physique du COS, favorisée par les oxydes de fer et d’aluminium amorphes et/ou les complexes métal-humus. Par ailleurs, l’analyse de différents indicateurs biologiques a révélé une amélioration des propriétés biologiques du sol en fonction de la durée d’exploitation, favorisé par la teneur en carbone labile du sol. Enfin, on note une amélioration de la qualité générale du sol en fonction de la durée d’exploitation, qui est la plus marquée dans la composante chimique, puis biologique et enfin, physique. Cette amélioration de la qualité du sol semble en grande partie attribuable à l’augmentation de la teneur en carbone du sol consécutif aux apports conséquents d’amendements organiques. Malgré cette tendance positive, des efforts devront être faits pour un usage plus raisonné des intrants.

Mots clés : Pratiques maraîchères ; Burkina Faso ; Qualité des sols

Présentation

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Page publiée le 16 janvier 2020