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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2018

Analyse spatio-temporelle des facteurs environnementaux et socio-sanitaires favorables à la persistance des maladies liées à l’eau : cas de la schistosomiase au Burkina Faso

COMPAORE Frédéric Ragnanguénéwindé

Titre : Analyse spatio-temporelle des facteurs environnementaux et socio-sanitaires favorables à la persistance des maladies liées à l’eau : cas de la schistosomiase au Burkina Faso

Auteur : COMPAORE Frédéric Ragnanguénéwindé

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Doctorat Sciences et Technologies de l’Eau, de l’Energie et de l’Environnement 2018

Résumé
La schistosomiase est une parasitose infectieuse liée à l’eau à caractère focal provoquée par un ver parasite du genre schistosoma. Elle sévit en zones tropicales et subtropicales et appartient à la catégorie des maladies tropicales négligées (MTN). Cette pathologie représente dans les pays en développement et plus particulièrement au Burkina Faso, un problème grave de santé publique. Les graves conséquences notamment en termes socio-économiques au Burkina ont conduit à la mise en place en 2004 d’un programme national de lutte dont la stratégie est le traitement de masse des enfants d’âge scolaire et des communautés à haut risque dans 22 sites sentinelles avec du praziquantel. Malgré cette décennie de traitement, une persistance avec des prévalences et des densités d’infection importantes est toujours observée. Cette étude a pour objectif d’étudier les facteurs explicatifs de la persistance de cette parasitose. Elle est basée sur une approche intégrée combinant les trois aspects social, environnemental et sanitaire. Au plan social, l’étude vise à démontrer les facteurs sociaux pertinents de la persistance à travers une enquête socio-anthropologique suivie d’un diagnostic sanitaire ; une analyse multivariée notamment une régression logistique binaire a permis d’établir le modèle de transmission de la maladie en identifiant les facteurs sociaux pertinents associés à son occurrence sur le site. Au plan environnemental, il s’agit d’identifier la saison de forte incidence à travers un suivi saisonnier des paramètres du cycle de transmission. Au plan sanitaire, il s’agit d’évaluer la stratégie de traitement de masse et les techniques et méthodes de diagnostic utilisées. Cette étude a permis de comprendre que les facteurs sociaux majeurs associés à la maladie sont la position des ménages donc des individus par rapport au point d’eau, la défécation à l’air libre, l’âge et les contacts avec l’eau. Par ailleurs, elle a permis d’identifier la saison chaude (Mars - Avril) comme la saison de forte incidence, autrement dit les campagnes de traitement de masse seraient plus efficaces en début de saison hivernale. Enfin, l’étude a démontré que la stratégie de traitement n’assurait pas de doses optimales de praziquantel pourtant recommandées dans des zones endémiques comme Panamasso. A n’en pas douter, cette étude contribue considérablement à une meilleure orientation de la stratégie de lutte contre cette pathologie débilitante qui freine le développement du Burkina Faso en handicapant sa ressource humaine.

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Page publiée le 2 mars 2020