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Université de Ouagadougou (1993)

Contribution à l’étude du cycle des miellées et du cycle biologique annuel des colonies d’abeilles Apis mellifica adansonii Lat. à l’ouest du Burkina Faso

Sawadogo, Moussa

Titre : Contribution à l’étude du cycle des miellées et du cycle biologique annuel des colonies d’abeilles Apis mellifica adansonii Lat. à l’ouest du Burkina Faso

Auteur : Sawadogo, Moussa

Université de soutenance : Université de Ouagadougou

Grade : Docteur de 3 ième cycle 1993

Résumé
A partir d’un rucher comportant une vingtaine de colonies de l’abeille Apis mellifica adansonii Lat. et implanté dans la région de Bobo-Dioulasso ( Ouest du Burkina-Faso) nous avons étudié le cycle des miellées (calendrier annuel de la disponibilité des ressources mellifères) et le cycle biologique annuel des colonies, tout en effectuant quelques observations d’écoéthologie. L’interprétation des résultats a abouti à la proposition d’un calendrier d’activités apicoles. Pour l’étude du cycle des miellées, on a procédé à la fois à des observations sur la succession des floraisons des plantes visitées par les abeilles dans un rayon de 3km autour du rucher, et à la pesée des ruches pour évaluer chaque semaine les quantités des réserves de miel. La disponibilité du pollen a été déterminée en utilisant des trappes pour piéger pendant deux jours par semaine une partie des récoltes entrant à la ruche. Deux périodes de miellées ont été mises en évidence. Une miellée principale intervenant en saison sèche, de décembre à mars où les sources de nectar sont fournies par des espèces ligneuses dont Eucalyptus s.ru ;L.(MYRTACEAE), Ceiba pentandra (BOMBACACEAE), Butyrospermum paradQxum (SAPOTACEAE). Parkia biglobosa (LEGUMINOSAE-MIMOSOIDAE) et Isoberlinia doka (LEGUMINOSAE-CAESALPINIOIDAE). En saison pluvieuse, la floraison des herbacées donne lieu à une miellée plutôt secondaire. Les abeilles amassent surtout de grandes quantités de pollen de GRAMINAE (Zea mays, Andropogon gayanus ). Les périodes allant d’octobre à décembre et de mars à juillet correspondent à des phases de pénurie de nectar. Une pénurie très marquée du pollen est observée entre avril et juillet. Dans l’approche du cycle biologique, le rythme de la croissance des colonies a été étudié en relevant une fois par semaine la surface totale occupée par le couvain. La technique utilisée est considérée comme des plus précises : dessin des contours du couvain sur des films plastiques transparents et planimétrage des surfaces délimitées. Certains aspects de la reproduction des colonies ont été précisés périodes et intensité des élevages des mâles et des reines, date et fréquence des essaimages.On trouve qu’à tout moment de l’année les colonies élèvent du couvain dans les ruches. Cet élevage est particulièrement intense au cours des périodes de miellées, avec un premier pic en Août et un second en Décembre. L’élevage des mâles d’abord et des reines ensuite et la naissance des essaims ont lieu au cours de ces périodes de grande activité d’élevage du couvain. Pendant les disettes, l’élevage du couvain est réduit à son niveau le plus faible mais n’est jamais totalement interrompu. Le suivi du rythme journalier de l’activité à l’entrée de la ruche montre qu’en saison pluvieuse, les abeilles sont plus actives le matin entre 6h et 9h essentiellement pour récolter le pollen des GRAMINAE. En saison sèche, l’activité est intense très tôt le matin, bien avant le lever du soleil, et tard le soir après le coucher du soleil. Elle concerne la récolte de grandes quantités de nectar sur des arbres et arbustes ligneux. Le niveau de l’agressivité, très variable d’une colonie à l’autre, est élevé au début des miellées et au cours des heures d’importante activité de butinage. Quel que soit leur degré de perturbation des colonies et leur fréquence de répétition, les opérations non destructrices ne constituent pas la principale cause des désertions

Présentation (DICAMES)

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Page publiée le 26 février 2020