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Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée IPR/IFRA du Mali (2010)

Systèmes des cultures maraichères sous oasis de l’Air

HAROUNA Aboubacar

Titre : Systèmes des cultures maraichères sous oasis de l’Air

Auteur : HAROUNA Aboubacar

Etablissement de soutenance : Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée IPR/IFRA du Mali

Grade : Ingénieur agronome 2010

Résumé
A l’instar des autres régions du Niger où l’agriculture pluviale est possible, l’Aïr se caractérise par un climat aride et naturellement hostile à ce type de pratique. Cependant, l’agriculture irriguée est présente dans les oasis, le long des koris, dans les vallées de Tabelot et Timia et représente une importante source de revenu pour les producteurs. Les producteurs de la zone ont vite démarré dès les années 90, d’une transition du jardin familial vers un maraîchage plus intensif en intégrant d’autres espèces des légumes plus rémunérateurs en termes de revenu monétaire. Pour réaliser ces changements, ils ont mis en place différentes stratégies en fonction entre autres de leurs moyens financiers et de leur capacité d’adaptation aux nouvelles méthodes de gestion et de conduite technique liées au système de culture. Ce changement s’est traduit par une grande diversité de systèmes de culture en pleine mutation avec la tendance actuelle de domination des cultures de rente sur les cultures vivrières. Le travail de cette étude s’inscrit dans ce cadre, pour répondre aux trois objectifs spécifiques suivants : * Identifier et caractériser les systèmes de cultures pratiqués ; * Déterminer la rentabilité et la performance des différents systèmes de cultures ;* Identifier les atouts et contraintes liés à l’activité.
L’étude a concerné deux terroirs villageois (Tabelot et Timia) dans la zone de l’Aïr au nord Niger. Il ressort de l’analyse de nos résultats que dans les deux terroirs villageois : - Le maraîchage est l’activité principale à plus de 35% des ménages ; - Le système de cultures maraîcher est largement dominé par des cultures destinées à 90% à la commercialisation (cultures de rente). Ils se caractérisent par une utilisation massive des engrais chimiques, un équipement de plus en plus moderne d’exhaure, une main d’oeuvre salariale et enfin une utilisation plus intense des pesticides. Les résultats ressortis de cette présente étude révèlent que sur les quatre systèmes de cultures (SC) identifiés, les SC1 et SC4 ont été les plus rentables et performants vis-à-vis des autres au vu des marges brutes dégagées à l’unité de surface. La culture d’oignon s’est avérée beaucoup plus entreprenante en culture pure pendant la campagne d’hivernage où elle constitue une sorte de "rente de situation ? en faveur de la seule région à produire de l’oignon en cette période de l’année. Les marges brutes dégagées par systèmes de cultures vont de 460 600 FCFA à 2 151 000 FCFA selon les systèmes installés et en fonction des superficies exploitées.

Version intégrale (Mémoire on Line)

Page publiée le 27 mars 2020