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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2017)

Utilisation des bioindicateurs comme outil de suivi des écosystèmes au Burkina Faso

Akoundjin, Massouroudini

Titre : Utilisation des bioindicateurs comme outil de suivi des écosystèmes au Burkina Faso

Auteur : Akoundjin, Massouroudini

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : DOCTORAT UNIQUE EN DEVELOPPEMENT RURAL 2017

Résumé
Les variabilités et changements climatiques ont exacerbé l’action de l’homme sur les ressources naturelles. Pour une gestion durable de ces ressources, se pose alors plusieurs questions : (1) comment les exploiter sans pour autant affecter leurs disponibilités ? (2) Quelles pratiques sont peu préjudiciables à elles ? Et (3) comment mettre en place un outil de surveillance et d’alerte de leurs états ? Pour répondre à ces questions, les bioindicateurs sont mieux adaptés notamment les communautés d’insectes. Les Nymphalides, Cétoines (groupe d’insectes frugivores) et les névroptères (insectes prédateurs) ont été choisis, car faciles à identifier et à piéger. L’objectif de l’étude est de déterminer des espèces indicatrices de l’anthropisation et celles indicatrices de la variation climatique. Pour ce faire, des inventaires floristiques et entomologiques ont été menés dans les champs, pâturages et formations naturelles dans quatre terroirs du Burkina Faso le long d’un gradient climatique d’aridité croissante Sud-Nord. L’évolution de la richesse spécifique et la densité des insectes capturés a été vérifiée à travers le calcul de l’indice de diversité de Shannon, de l’analyse triadique partielle et les tests de comparaison multiple non paramétrique. Les résultats ont montré que la densité importante de C. epijasius et B. pavonis (espèces de Nymphalides) est indicatrice des formations naturelles tandis que celle de P. marginata et P. cordata (espèces de cétoines) indique les pâturages. Aucune espèce d’insecte n’indique les champs à travers sa densité. Ce qui a montré les champs comme des écosystèmes fragiles, surtout dans les zones à forte culture de coton à cause de l’utilisation intensive des produits phytosanitaires. Le long du gradient climatique deux espèces C. abbreviata et C. achamenes se distinguent comme étant des indicatrices de la variation du climat. En effet, la densité de C. abbreviata est importante au sud de la zone climatique soudanienne plus humide alors que celle de C. achamenes est importante dans la zone climatique sahélienne plus sèche. L’aridité du climat et l’anthropisation ont eu un effet négatif sur la diversité des espèces. Le suivi à moyen et long terme des espèces identifiées comme des indicateurs d’anthropisation et de variation climatique permettra de voir l’évolution des écosystèmes le long du gradient climatique SudNord du Burkina Faso. Mots clés : Bioindicateurs, Nymphalidae, Cetoninae, névroptères, anthropisation, variation climatique.

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Page publiée le 11 mars 2020