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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2017)

Contribution de la télédétection et des Systèmes d’informations géographiques à l’évaluation de l’impact des activités humaines sur la couverture végétale du Parc National des Deux Balé (PNDB) à l’Ouest du Burkina Faso

Tankoano, Boalidioa

Titre : Contribution de la télédétection et des Systèmes d’informations géographiques à l’évaluation de l’impact des activités humaines sur la couverture végétale du Parc National des Deux Balé (PNDB) à l’Ouest du Burkina Faso

Auteur : Tankoano, Boalidioa

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : DOCTORAT UNIQUE EN DEVELOPPEMENT RURAL OPTION : Systèmes de Production Forestière 2017

Résumé
Le Parc national des Deux Balé est à cheval sur les provinces des Balé et du Tuy (relevant respectivement des régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins). Il s’étend entre 11°25’ et 11°36’ de latitude Nord et entre 2°45’ et 3°12’ de longitude Ouest, avec une superficie de 80 600 ha. Le Parc national des Deux Balé est sous l’effet des pressions anthropiques dans un contexte de changements climatiques. Ainsi, plusieurs hectares de forêts disparaissent chaque année, entraînant par conséquent la perte de la biodiversité tant végétale qu’animale de cette aire protégée. Cette étude a été initiée pour mettre à la disposition des gestionnaires et des décideurs politiques, des données utiles à la gestion durable. L’objectif principal est de contribuer à l’aménagement et à la gestion durable du Parc national des Deux Balé. Plus spécifiquement, l’étude se propose de cartographier la couverture végétale dudit Parc, d’évaluer sa dynamique, de faire l’inventaire de la flore, d’étudier la structure de son paysage et d’élaborer la carte de prospection de la vulnérabilité du Parc à l’anthropisation. Dans le cadre de ces travaux, les images satellitaires Landsat (OLI de 2016, ETM+ de 2010 et TM de 1986) et la méthode de classification par le maximum de vraisemblance ont été utilisées. Pour l’étude de la dynamique de la structure spatiale du paysage du Parc, nous avons fait recours aux indices de structure spatiale et pour l’analyse prospective de la dynamique végétale, le modèle Land Change Modeler implémenté dans Idrisi Selva 17 a été utilisé. Au total, 154 relevés de végétation ont été réalisés, afin d’améliorer les connaissances sur la composition, la diversité et la structure floristiques. Les traitements numériques d’images satellitaires ont permis d’obtenir les cartes d’occupation du Parc pour les années 2016, 2010 et 1986. Les superficies des zones anthropisées sont passées de 1331ha à 4847 ha en 30 ans (1986-2016). Les défrichements agricoles constituent la principale cause de la déforestation dans le Parc. Les calculs d’indices de structure spatiale montrent aussi une dégradation des écosystèmes du Parc. Les résultats montrent que le Parc a une flore diversifiée et riche de 109 espèces ligneuses. Ainsi, l’analyse prospective révèle que les formations végétales situées dans la partie sud du Parc sont les plus exposées à une dégradation prochaine compte tenu des pressions anthropiques particulièrement fortes et le manque de surveillance dans cette zone.

Mots clés : Télédétection, Aménagement forestier, Déforestation, Pression anthropique, Diversité floristique

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Page publiée le 11 mars 2020