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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2017)

Contribution du niébié et des fumures organiques et minérales à la nutrition azotée et aux rendements du mil dans les systèmes de cultures en zone sahélo-soudanienne au Niger

Halidou, Zeinabou

Titre : Contribution du niébié et des fumures organiques et minérales à la nutrition azotée et aux rendements du mil dans les systèmes de cultures en zone sahélo-soudanienne au Niger.

Auteur : Halidou, Zeinabou

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : DOCTORAT UNIQUE EN DEVELOPPEMENT RURAL Option : Systèmes de Productions Végétale 2017

Résumé
Les sols du Niger, à l’image de ceux de la zone sahélienne, sont connus pour leur extrême pauvreté en azote et en phosphore. Les cultures de légumineuses, fixatrices d’azote, sont considérées comme étant une alternative pour améliorer la fertilité des sols et la productivité des systèmes de cultures. Toutefois, peu de données existent sur la contribution en azote des légumineuses et leurs impacts en présence des fumures sur la nutrition azotée des céréales. C’est dans ce contexte que ce travail a été conduit dans les systèmes de cultures à base de niébé, afin d’étudier des modes de gestion intégrée de la fertilité du sol permettant d’améliorer la fertilité du sol et les rendements des cultures en vue de contribuer à la sécurité alimentaire. Il s’est en particulier agi à travers des expérimentations en station, (i) d’évaluer les effets du niébé et des fumures organo-minérales sur la nutrition azotée et les rendements du mil subséquent, et (ii) d’identifier les meilleures modalités de gestion de la fertilité des sols en conditions sahéliennes. Les essais ont été menés de 2008 à 2013 dans la zone sahélosoudanienne du Niger ( Sadoré et Kalapaté). La méthode isotopique de 15N a été utilisée pour déterminer le coefficient réel d’utilisation d’engrais azoté (CRU). Les effets de doses variées de résidus de culture, de fumier et d’engrais minéraux dans une rotation niébé-mil, ont également été évalués. Les résultats ont montré qu’en présence de résidus et de fumier, le CRU a varié respectivement de 16 à 23% et de 16 à 22%. Le CRU du mil subséquent était de 30%, contre 22% pour le mil en monoculture. Le mil subséquent a prélevé du sol 54 kg N ha1, contre 38 kg N ha-1 pour le mil en continu. Les doses des fumures et leur combinaison dans les systèmes de cultures ont augmenté les rendements du mil de 17 à 272%. Les technologies de la micro-dose de NPK, des phosphates, du phospho-compost et du Super phosphate simple, ont augmenté considérablement la production du mil (116 à 299%). La rotation niébé-mil associée à ces technologies, a induit une augmentation du rendement en grain de mil de 40 à 112 % par rapport à la monoculture. La méthode isotopique 15N appliquée à ces technologies dans les systèmes de cultures mil-niébé, a permis de mettre en évidence le rôle important que joue la rotation dans l’absorption de l’azote et son prélèvement du sol. La moyenne des Land Equivalent Ratio calculée pour l’ensemble des associations culturales comparées, s’élève à 1,46. Ce qui indique qu’il est plus avantageux de pratiquer l’association des cultures par rapport à la monoculture. Ces technologies améliorent donc la productivité agricole en permettant une utilisation rationnelle de la terre, et une meilleure mobilisation de l’azote du sol. Ainsi, la nutrition azotée et la productivité des systèmes peuvent être améliorées en combinant les fumures organo-minérales et les rotations avec légumineuses.

Mots clés : Céréales, légumineuses, rotation culturale, azote, phosphore, dilution isotopique, phosphates naturels, Land equivalent ratio, Niger

Version intégrale

Page publiée le 12 mars 2020