Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Madagascar → MODELISATION SPATIALE DES CHANGEMENTS D’OCCUPATION DU SOL ET DE LA FRAGMENTATION DE LA FORET DENSE SECHE DU SUD OUEST DE MADAGASCAR : CAS DE LA COMMUNE ANALAMISAMPY

Université d’Antananarivo (2019)

MODELISATION SPATIALE DES CHANGEMENTS D’OCCUPATION DU SOL ET DE LA FRAGMENTATION DE LA FORET DENSE SECHE DU SUD OUEST DE MADAGASCAR : CAS DE LA COMMUNE ANALAMISAMPY

RAVONJIMALALA Hibrahim Rijasoa

Titre : MODELISATION SPATIALE DES CHANGEMENTS D’OCCUPATION DU SOL ET DE LA FRAGMENTATION DE LA FORET DENSE SECHE DU SUD OUEST DE MADAGASCAR : CAS DE LA COMMUNE ANALAMISAMPY

Auteur : RAVONJIMALALA Hibrahim Rijasoa

Université de soutenance : Université d’Antananarivo

Grade : DOCTORAT EN PHYSIQUE ET APPLICATIONS Spécialité : Physique du Globe, de L’Energie et l’Environnement 2019

Résumé
La surveillance de l’évolution du couvert forestier et la compréhension de sa dynamique sont les plus importantes taches pour le développement durable et la gestion des écosystèmes forestiers. Cette analyse spatiale du paysage de la fragmentation forestière entre dans la discipline de la modélisation du paysage. Dans la région Sud-ouest de Madagascar, la forêt dense sèche de Mikea est un écosystème très diversifié d’une grande biodiversité. Elle est constituée du mélange des forêts sèches dans la partie Est et des buissons xérophytiques dans la partie Ouest. Cependant, elle est sujette à différentes pressions telles que la culture itinérante sur brûlis ou hatsake et l’exploitation forestière par les communautés riveraines et certains opérateurs extérieurs. L’objectif principal de cette étude est de modéliser le changement spatial de la couverture forestière et la fragmentation des forêts dans le parc national de Mikea, en comparant les cartes forestières passées et récentes en particulier dans la commune d’Analamisampy. L’analyse de la fragmentation de la forêt est basée sur des indices de paysage. Les changements du couvert forestier ont été détectés à partir d’images satellites LANDSAT chronologiques enregistrées sur 16 ans entre 1999 et 2015 et la fragmentation sont déterminées par l’utilisation des images SPOT (1999 et 2015). Entre 1999 et 2015, la superficie forestière est réduite de 25,57 %, ce qui équivaut à un taux annuel de déforestation de 3,36 % dans la zone d’étude. La fragmentation de la forêt est associée à une diminution significative de la taille des parcelles forestières. La surface de parcelle de la forêt passe de 37 668,69 hectares à 21983,94 hectares entre 1999 et 2015. Le nombre de parcelles est passé de 104 à 481, et la taille moyenne des parcelles forestières est passée de 352,25 ha à 37,21 ha en 16 ans. Le nombre de parcelles plus petites (parcelles dans la classe de taille 0-50 ha) a augmenté, ce qui signifie que le paysage devient de plus en plus fragmenté avec le temps ce qui pourrait menacer le maintien de la biodiversité de la zone. En plus, les types de forêt présents dans la zone ont une régénération relativement lente. Un modèle mathématique et informatique de simulation (CA-Markov), capable de prédire les secteurs à risque et les évolutions de la tendance des fragments forestiers a été élaboré. La comparaison de l’occupation du sol observée et la prédiction par le modèle abouti à un indice kappa de 0,87 ont été obtenus. Il s’agit d’un modèle de dynamique d’occupation du sol validé avant l’obtention du statut d’aire protégée de la forêt de Mikea en 2007.

Mots clés : CA-Markov, déforestation, forêt de Mikea, fragmentation forestière, télédétectio

Version intégrale (3,7 Mb)

Page publiée le 16 mars 2020