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Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l’Environnement (Agro Paris Tech) France (2008)

Construction de la demande d’eau agricole au niveau régional en intégrant le comportement des agriculteurs. Application aux exploitations agricoles collectives de la Mitidja-ouest (Algérie)

Amar IMACHE

Titre : Construction de la demande d’eau agricole au niveau régional en intégrant le comportement des agriculteurs. Application aux exploitations agricoles collectives de la Mitidja-ouest (Algérie)

Auteur : Amar IMACHE

Université de soutenance : Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l’Environnement (Agro Paris Tech)

Grade : Doctorat : Spécialité : Sciences de l’eau 2008

Résumé
La gestion intégrée de l’eau au sein d’un territoire doit tenir compte de la demande des usagers. En agriculture irriguée, la demande en eau est un construit social déterminé à la fois par les besoins des cultures, par l’offre mais aussi par les contraintes de l’agriculteur. En l’absence d’institutions fortes qui permettent de faire reconnaître ces contraintes, il est difficile d’établir des règles de gestion profitables à tous. Sur le territoire irrigué de la Mitidja-ouest en Algérie, notre travail visait à intégrer les points de vue des agriculteurs dans la construction de la demande en eau agricole et son évolution. Une démarche méthodologique innovante a été développée en s’appuyant sur une combinaison d’approches : bilan hydrique, analyse technico-économique des exploitations agricoles et approche participative impliquant différents acteurs : agriculteurs et institutionnels. L’agriculture irriguée de la Mitidja-ouest est caractérisée par des structures d’exploitation à caractère collectif (les EAC) et un recours massif à la nappe. Une grande diversité des systèmes de cultures et de pratiques a pu être observée dans le cadre d’enquêtes individuelles. Ces enquêtes ont notamment révélé le poids des locataires dans une nouvelle dynamique agricole moderne. Malgré cette diversité, la mise en place de sessions participatives a mis en évidence une forte convergence de points de vue sur les contraintes de foncier et d’eau d’irrigation qui pèsent sur les agriculteurs, qui ont également exprimé leur vision du futur. Ces contraintes et cette vision ont été confrontées à celles des acteurs institutionnels de ce territoire. La méthode que nous avons bâtie, permet à la fois de valider de façon collective -avec les acteurs-, les résultats issus des enquêtes individuelles, et d’avoir une vision partagée sur des tendances d’évolution telle qu’une augmentation des superficies irriguées. Plusieurs scénarios ont été testés sur la base de ces tendances. Leur validation requiert néanmoins des travaux complémentaires afin de mieux maîtriser la diversité et l’interface de communication des approches mobilisées. Ce travail s’inscrit dans une optique de recherche-action sur ce territoire, visant à ouvrir des voies de communication entre ses acteurs, et de réflexion sur le long terme.

Présentation (Archives Ouvertes)

Version intégrale

Page publiée le 24 novembre 2009, mise à jour le 15 mars 2019