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Université Grenoble Alpes (2019)

Etude hydrogéophysique des échanges entre le fleuve Niger et les aquifères sédimentaire et de socle au Niger et au Benin

Oumou kaltoum Hama Garba (Adamou Aboubacar)

Titre : Etude hydrogéophysique des échanges entre le fleuve Niger et les aquifères sédimentaire et de socle au Niger et au Benin

Auteur : Oumou kaltoum Hama Garba (Adamou Aboubacar)

Université : Université Grenoble Alpes

Discipline : Sciences de la Terre et de l’Univers et de l’Environnement

Sous la direction de : Guillaume Favreau.

Résumé
Les populations rurales d’Afrique de l’Ouest dépendent lourdement des ressources en eaux souterraines pour se nourrir et soutenir leurs activités économiques. La grande partie de ces eaux souterraines est stockée dans les bassins sédimentaires près de la surface des grands fleuves, ou dans des réservoirs plus profonds non renouvelables. La demande en ressources en eaux souterraines a augmenté considérablement depuis 2001, essentiellement à cause de la population croissante et des actions à l’effet d’atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement sur l’accès à l’eau potable. Cette demande a développé l’utilisation des puits de forage et des pompes manuelles. En effet, depuis quelques décennies, le changement d’usage des sols et l’intensification des extrêmes pluviométriques ont provoqué une modification du régime hydraulique du fleuve Niger avec l’apparition d’une crue « rouge » à la saison pluvieuse. Celle-ci provoque chaque année beaucoup de dégâts non seulement dans certains quartiers de la ville de Niamey mais aussi en aval sur les cultures de riz très denses localement notamment dans la région de Malanville. Par ailleurs l’ensablement du fleuve a tendance à amoindrir le débit d’étiage du fleuve ce qui rend plus difficile la gestion de la ressource en eau pour l’irrigation ou l’hydro-électricité par exemple. De plus, les changements dans la disponibilité des eaux de surface peuvent provoqués certaines conséquence surtout sur les eaux souterraines. Donc il est important de connaître les échanges entre un cours d’eau et la nappe qui l’entoure. Selon les cas (si le fleuve alimente la nappe ou l’inverse), la nappe peut jouer un rôle de tampon ou au contraire d’amplificateur de crue. Les relations entre le fleuve Niger et les nappes alentours sont extrêmement peu documentées que ce soit en zone de socle en amont de la ville de Niamey ou en contexte sédimentaire en aval. Il est connu que les ruissellements en zone de socle sont plus importants qu’en contexte sédimentaire. Des études récentes ont montré que le taux de ré-infiltration dans les ravines sur des bassins versant élémentaires est de l’ordre de 4-5 % en zone de socle et de 25 à 55 % en zone sédimentaire. On observe en effet depuis plusieurs années la transformation de certains cours d’eau temporaires en cours d’eau permanents alimentés par la nappe notamment dans les vallées quaternaires qui peuvent devenir localement et temporairement source d’exoréisme. Nous nous proposons donc d’étudier dans le cadre de la thèse la contribution actuelle des aquifères de socle et sédimentaire au débit du fleuve Niger dans la région de Niamey et plus particulièrement la capacité des nappes à atténuer la faiblesse du débit d’étiage. Il s’agira d’estimer l’impact des flux dans un contexte de changement climatique.

En préparation depuis le : 01-02-2019

Source : Theses.fr

Page publiée le 3 juillet 2020