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Université Angers (2019)

Les pratiques touristiques des migrants marocains et de leurs descendants (Pays de la Loire en France et Lombardie en Italie) au prisme du genre et de l’effet générationnel. Etude comparative de deux villes de destination (Marrakech et Beni-Mellal).

El Bichr M’barka

Titre : Les pratiques touristiques des migrants marocains et de leurs descendants (Pays de la Loire en France et Lombardie en Italie) au prisme du genre et de l’effet générationnel. Etude comparative de deux villes de destination (Marrakech et Beni-Mellal).

Auteur : El Bichr M’barka

Université : Université Angers en cotutelle avec l’Université Cadi Ayyad

Discipline : Géographie

Sous la direction de : Christian Pihet et de Chadia Arab

Résumé
Le présent projet de recherche porte sur les pratiques touristiques des migrant.e.s marocain.e.s et de leurs descendant.e.s au prisme du genre et de l’effet générationnel. Deux terrains d’études seront investis, la région des Pays de la Loire en France (Angers) et la région de Lombardie en Italie (Milan). L’approche des espaces de migration est originale car nous aborderons à la fois les pays de destination des migrant·e·s (France et Italie) mais aussi le pays d’origine qu’est le Maroc afin d’envisager cet espace de manière transnationale. Les arrivées touristiques des migrant.e.s Marocain.e.s Résidant à l’Etranger (MRE) et de leurs descendant.e.s ont atteint les 5 609 607 pour l’année 2018, ce qui constitue la part de 46% du total des arrivées touristiques internationales marocaines, selon le ministère du tourisme marocain. Les flux touristiques marocains se concentrent essentiellement sur la ville de Marrakech et d’Agadir. Ici, la zone de Beni Mellal nous intéresse particulièrement, car plusieurs centaines de migrant·e·s se sont installé·e·s dans les années 1960 à Angers ; et dans les années 1990 à Milan. Il est donc pertinent de comprendre le lien affectif et effectif qu’entretiennent ces migrant·e·s avec le pays d’origine. Le second aspect de ce travail consistera à comparer les pratiques touristiques des Nationaux avec celles des MRE et analyser les interactions qui en découlent. Par extension, nous comparerons celles entre les MRE de France et d’Italie. La comparaison permettra de savoir si les pratiques sont influencées par les conditions de vie de la population étudiée dans les pays d’accueil. Il s’agira enfin d’étudier de manière quantitative et qualitative les fréquentations et les pratiques touristiques des migrant·e·s et de leurs descendant·e·s au Maroc pour identifier les corrélations entre les différents profils sociologiques et les pratiques touristiques des « MRE-touristes ». Le projet s’inscrit dans un contexte international où les dynamiques migratoires sont largement discutées au niveau mondial. L’apport (économique, sociale et même politique) des migrant·e·s au sein des pays d’installation et d’origine a beaucoup été étudié. Alors que la question du tourisme est encore peu abordée dans ces transformations. Nous proposons, par conséquent, de remédier à cette faiblesse de réflexion. De plus, le pays a connu des changements sur les questions d’égalité Femmes-Hommes (code de la famille, 2004). Notre projet de recherche soulève et interroge également la place des femmes dans les espaces publics touristiques marocains. L’enjeu sera donc de croiser des données qui s’appuient sur ce triptyque Tourisme, Migration et Genre afin d’en tirer des connaissances théoriques et empiriques sur le Maroc et sur les zones de départ en France et en Italie.

En préparation depuis le : 30-08-2019

Source : Theses.fr

Page publiée le 27 avril 2020