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2019

Agdal d’Igourdane : un patrimoine culturel et socio-écologique à conserver à travers la documentation et l’amélioration du système de gouvernance et le renforcement de l’infrastructure pastorale (Maroc)

Maroc

Titre : Agdal d’Igourdane : un patrimoine culturel et socio-écologique à conserver à travers la documentation et l’amélioration du système de gouvernance et le renforcement de l’infrastructure pastorale (Maroc)

Pays : Maroc

Numéro projet : MOR/ICCA-GSI/2019/02

Domaine : Biodiversity

Durée : 4/2019 — 12/2020

Bénéficiaire : Association Aska pour la femme et l’enfant Ait M’hamed.

Présentation
L’écosystème méditerranéen du Haut Atlas du Maroc, abrite une importante biodiversité végétale, cette dernière était protégée par plusieurs pratiques de la communauté locale, parmi ces pratiques, l’Agdal. L’agdal est une pratique ancestrale qui désigne un espace pastoral dont l’accès est périodiquement et temporairement interdit, c’est un exemple typique des bonnes pratiques d’exploitation des ressources naturelles contrôlées par la communauté locale. Aujourd’hui, la pratique de l’agdal est en voie de disparition due à plusieurs contraintes. Au sein du Haut Atlas central, la plupart des agdals sont de plus en plus non respectés et sont utilisés d’une façon irrationnelle, à cause des conflits entre les ayants droits sur le foncier de ces agdals. Le seul agdal qui est respecté jusqu’à aujourd’hui est Igourdane. La collecte de pierre de construction au sein de l’agdal et qui sont destinées à la vente aux Riads et aux hôtels des régions environnantes, génère également des conflits dans les agdals entre les ayant droits et les gens qui n’ont pas de droit, de plus, la collecte de pierre aboutit à la destruction de l’habit ce qui va favoriser l’érosion et aboutira à la disparition de la Faune et de la Flore. De plus, les jeunes ne s’intéressent plus à l’élevage et l’agdal, et quittent leur village pour chercher du travail dans les villes pour améliorer leur condition de vie ou pour aller continuer leur études. Ainsi, l’apparition de nouvelle culture dans la région diminue le nombre de famille qui pratiquent l’agdal ce qui causera la disparition de cette pratique dans les générations futures. D’ailleurs, l’absence d’une loi écrite qui organise cette pratique ainsi que le manque d’une participation sérieuse des autorités locales et les institutions pour résoudre les conflits et protéger les droits coutumiers qui gère l’Agdal affaiblit la résilience de cette pratique. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de protection et de gestion du paysage naturel et culturel de l’agdal Igourdane, qui se veut concilier préservation de la biodiversité et soutien aux moyens de vie durable à travers la préservation de l’agdal igourdane. Igourdane est un agdal pastoral inter-tribal conservé et géré volontairement par le droit coutumier sous la gouvernance de diverses communautés locales environnantes : Ait M’Hamed, Ait Ali d’Ait Bouguemez et certaines tribus d’Aït Atta de la vallée de Deraa de la région de Ouarzazate. Igourdane est généralement fermé pendant la saison floristique d’Avril à juin de chaque année. La documentation de ces modèles et des systèmes de gouvernance associés est l’un des principaux objectifs du projet. A travers le présent projet, il s’agit de mettre en valeur cette particularité, et d’apporter un éclairage sur ces pratiques et sur leur rôle et l’incidence sur la préservation de la biodiversité. Le projet se veut également répondre à la requête de la communauté locale de faire d’Igourdane une Aire de Patrimoine Communautaire (APAC), reconnue en tant que telle au niveau national et international. Afin de maintenir cette APAC à l’échelle du paysage Haut Atlas et de s’attaquer aux diverses menaces qui pèsent sur elle, ce projet vise : et (i) à contribuer à réhabiliter les pratiques traditionnelles de conservation d’agdal Igourdane, en particulier à travers la facilitation du transfert intergénérationnel, (ii) et à assurer ainsi la protection de la biodiversité dont il recèle, (iii) à promouvoir l’auto-conscience et l’appropriation du concept « APAC » et renforcer les structures de gouvernances par les communautés locales et par les principaux acteurs territoriaux.

Financement
Grant Amount : GEF (SGP) : US$ 27,000.00
Co-Finanshing Cash : US$ 13,351.00
Co-Finanshing in-Kind : US$ 11,277.00

GEF Small Grants Programme

Page publiée le 29 juillet 2020